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samedi 7 août 2021

Yamato-Takeru-no-Mikoto : la légende

 

A la lecture du chapitre historique du manuel technique d’Aïkijujutsu à l’usage des Mudansha par maître Maroteaux, on apprend que : « le prince Yamato-Takeru-no-Mikoto fut le premier à instaurer le système éducatif et militaire du clan Takeda ». Qui est-il ? Quelle fut sa vie ?

La genèse de sa Geste vient du fait qu’il aurait démembré son frère jumeau. Ce dernier se serait approprié des femmes destinées à leur père, le douzième empereur du Japon : Keiko.

Ce dernier, effrayé par la cruauté de son fils et ne pouvant pas le sanctionner directement, lui demanda de pacifier des rebelles Kumaso. En allant vers l’objet de sa quête, Yamato-Takeru alors nommé Osu-no-Mikoto passe par le temple d’Amaterasu dédié à la déesse du soleil dont la grande prêtresse est sa tante, Yamato-hime-no-mikoto, et à laquelle il emprunte de riches vêtements de femme. S’introduisant dans le village des rebelles Kumaso grimé en femme, Osu-no-Mikoto saoule les deux chefs, puis en tue un par surprise et vainc le second. Ce dernier, à l’agonie lui donnera son patronyme final qui est Yamato-Takeru : brave héro du Yamato.

 

Son retour triomphant ne faisant pas les affaires de son père, il est renvoyé en mission pour pacifier la province Izumo. Là encore il s’attaque au chef en usant de stratagème. Il fabrique une réplique d’épée en métal mais faite en bois. La réputation de Yamato-Takeru s’étant répandue, il est accueilli aimablement. Suite à une baignade, ce dernier propose au chef des Izumo de faire un échange d’épée puis propose un entrainement d’escrime. Avec son épée d’emprunt, Yamato-Takeru blessa mortellement le chef d’Izumo et parti non sans s’être moqué du vaincu par une chanson.

A nouveau victorieux, il fut renvoyé en mission avant même son retour pour finir la conquête du Japon, à l’est.  

En chemin, il passa à nouveau par le temple tenu par sa tante qui lui donna l’épée Kusanagi et un sac de jute. Il rencontre ensuite la princesse Miyazu qu’il épouse. Ce voyage marque le début de sa déchéance du fait de son orgueil. Il offense le dieu de la mer et sa maitresse, Ototachibana, se sacrifie en se jetant par-dessus le bateau qui les conduit pour apaiser la colère du dieu alors qu’ils sont pris dans une tempête. Arrivé à destination et sa réputation faisant, il est piégé sur une plaine de hautes herbes enflammées afin d’être vaincu à distance. Avec le contenu du sac de jute (des allume-feux), il crée un contre-feu puis arrive à s’échapper à l’aide de l’épée magique qui ouvre une trouée dans le feu en fauchant les herbes ou ses ennemis (l’imagerie shintoïste comparant souvent les hommes au blé des champs).


 Sa mort intervient dans la province de Ise suite à une nouvelle offense du dieu du mont Ibuki qui le maudit en le rendant malade. La légende veut, qu’à sa mort, il se soit transformé en pluvier blanc. Son mausolée est dans la ville de Ise dans l’actuelle préfecture de Mie.

 Texte: Arnaud Cei Saurel

Images: Wikipédia

Nota: cet article est paru dans la revue Aïki Goshindo Kaeshi n°86

dimanche 11 octobre 2020

L'armure du Samouraï

 

L’armure se distingue par un (do) plastron constitué de lamelles en couches superposées de cuir ou de métal fixées entre elles par un laçage de soie. 


Le(kabuto) casque fait de pièces métalliques rivetées, il est muni d’une visière (shikoro) à l’arrière qui est un couvre-nuque très évasé. Le kabuto est surmonté d’un motif héraldique ou décoratif souvent en papier mâché et laqué permettant d’être vu pendant les combats.

 Le masque (menpo) est une mentonnière en fer. Elle est grimaçante, parfois accompagnée d’une moustache en crin de cheval.


 

Le yodarekake est un protège gorge ; le nodawa pour le cou ; les (sode) épaulières font offices de boucliers et peuvent se rabattent sur le dos (pour les archers).

La jupe (kusazuri) protège les hanches et les cuisses. Elle est composée de plusieurs pans. Les cuissards (haedate), les jambières (suneate), les chaussons de cuir (kyahan), les protections des mains et des avant-bras (yugake) complètent la tenue du guerrier.

A l’instauration du shogunat d’EDO, une ère de stabilité, en réduit la demande. L’armure devient un symbole de statut social. Elle trône dans la salle d’audience des shoguns.


 

Texte: Éric Mare

Photo: Arnaud Cei Saurel 

dimanche 13 mai 2018

Une exposition remarquable

Aujourd'hui est le dernier jour d'une exposition sur les armures japonaises, intitulée "Daimyo - Seigneur de la guerre au Japon". Cette exposition, visible sur trois sites dont le musée Guimet et le Palais de Tokyo, regroupe un ensemble remarquable d'armures complètes et d'objets autour de la figure des seigneurs de guerre japonais.


Détails d'un paravent imageant la bataille de Nagashino (1575) où l'on peut voir une bannière du clan Takeda

Plusieurs membres du Club d'Arts-martiaux Traditionnels Sottevillais se sont rendus à cette exposition pour admirer les détails de ces armures ou objets fantastiques!

Certains objets peuvent être déroutants
Certaines armures avaient une telle présence, qu'elles semblaient habitées par le fantôme de leurs Daimyo!

Au palais de Tokyo la mise en scène peut être déroutante...





... mais permet de voir de très près et sous tous les angles les détails somptueux de ces armures!



texte et photo: Arnaud Cei Saurel

dimanche 4 février 2018

Un Kamiza? Quezako!

Kamiza est un terme japonais désignant le « siège du haut » dans une pièce, c'est-à-dire la place d'honneur ou la mieux protégée; le terme s'applique également aux meilleures places dans les avions, les trains et les voitures.
Dans les dojos voués à la pratique des arts martiaux le kamiza est le plus souvent décoré d'une calligraphie, de sabres, d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée.
Le Kamiza de notre club
Dans sa plus simple expression le kamiza est juste décoré d'une photo. Cette dernière doit être la photo ou représentation du fondateur de l'école ou le dernier héritier désigné officiellement dans les écoles traditionnelles. C'est ainsi que la photo de JIGORO KANO, GINSHIN FUNAKOSHI et MORIHEI UESHIBA ornent les dojos de respectivement Judo, Karaté Shotokan et Aïkido. Pour notre école, notre fondateur étant encore en vie, nous le saluons donc, non par dévotion, mais par respect pour ce qu'il nous transmet.
L'origine de la photo au mur viendrait de l'ère Meïji. En effet, à cette époque, les arts-martiaux traditionnels sont considérés comme rétrogrades et sont interdits. Malgré tout, certaines personnes continuent à transmettre ce savoir mais de façon confidentielle et à domicile. Le kamiza chez des particuliers est souvent l'autel aux ancêtres. La transmission des arts-martiaux étant avant tout familiale, la tradition de saluer les ancêtres fondateurs est née.
Ainsi, pour les pratiquant d'arts-martiaux, l’étiquette veut que l'on salut le kamiza lorsqu'il est décoré. Un fois le salut fait, la pratiquant peut monter sur le tatamis (de lui-même si l'instructeur n'est pas présent, sur son autorisation dans le cas contraire). Les kamiza étant le plus souvent démontés à chaque fin de cours, l'excès inverse est de saluer une salle vide!

Sources: wikipédia, linternaute.com
Arnaud Cei Saurel

dimanche 12 juin 2016

Concours de peinture lors de la fête de l'UNADA

Début juin était organisé un concours de peinture sur le thème des arts-martiaux accessible uniquement aux adhérents de l'UNADA. Ce concours a eu lieu lors de la fête annuelle de notre fédération nationale. En parallèle de ce concours, était organisé un cours spécial et des démonstrations exécuté par les clubs.Une façon de promouvoir l'aspect culturelle de notre pratique.

Les résultats doivent être publié dans le prochain numéro de notre revue interne mais quelques résultats ont d'ores et déjà été annoncés ici .

Arnaud Cei-Saurel

dimanche 3 janvier 2016

Qu'est-ce qu'un "KAGAMI-BIRAKI"?

Le Kagami Biraki est une tradition née il y a 300 ans par les vainqueurs du clan Takeda: le clan Tokugawa. En effet, le shogun (généralissime)Tokugawa a partagé un tonneau de saké avec ses Daïmo (seigneurs) avant une bataille qu'ils ont gagné.
Depuis, tous les 11 janvier,  lors d'une cérémonie, les participants échangent des miroirs (Kagami moshi) afin de faire le bilan de l'année écoulée en perçant le premier de tonneau de saké de l'année.
Depuis un certain temps, les dojos font de même lors du premier entrainement. Cela se concrétise dans notre école par un stage en Avignon (voir article précédent). Le club, lui, va fêter le Kagami Biraki lors de son cours du vendredi 8 janvier.
Bonne année à tous!
Banzaï!

samedi 27 décembre 2014

Le Dojo

Le dojo est le lieu d'étude que l'on associe aux arts martiaux. Cependant, il faut savoir qu'il obéit à un certain nombre de règles et possède une histoire riche et mouvementée.

Les dojos sont, au départ, intégrés dans les temples bouddhistes comme lieu de méditation et de recherche de la voie. La recherche de la voie s'était étendue aux arts-martiaux, les dojos sont devenus les lieux d'étude pour les pratiquants.



Le dojo martial obéit à certaines règles. Le positionnement du professeur, des invités, des élèves et des visiteurs est codifié.
Les visiteurs sont à gauche du mur d'honneur. Les élèves sont face au mur d'honneur, des plus jeunes et moins gradés aux plus anciens et gradés. Dos au mur d'honneur se trouve l'instructeur, les invités d'honneur et éventuellement les assistants.

Le mur d'honneur est l'emplacement où l'on rend hommage à sa discipline, les ancêtres et les maître d'enseignement. Il est traditionnellement situé au sud, mais c'est souvent les contingences matérielles et la configuration des lieux qui déterminent l'emplacement du mur d'honneur.
La disposition des ancêtres et des maîtres d'enseignement est un éléments du mur d'honneur qui est apparu Durant l'ère Meiji (1868-1912) lorsque l'enseignement des arts-martiaux fut transmis que de façon confidentielle. Les dojos officiels étant fermés car symbole d'un passéismes que l'empereur Mutsuhito voulait éradiquer, le savoir était transmis dans les appartements privés des maîtres qui affichaient leurs défunts ancêtres (comme la plupart des maisons traditionnelles).
Le portrait des maîtres est venu ensuite, au XXème siècle, lorsque les arts-martiaux ont retrouvé leurs lettres de noblesse et qu'il ont pu, à nouveau, retrouver pignon sur rue. Contrairement à ce que l'on croît habituellement, le portrait affiché n'est pas forcément quelqu'un de mort! Mais c'est le fondateur de l'arts-martial en question. C'est ainsi que l'on voit trôner les portraits des maîtres Gigoro Kano (fondateur du judo), Ueshiba (fondateur de l'aïkido) et Funakushi (fondateur de karaté-do Shotokan). C'est ainsi que dans les dojos de notre fédération (UNADA) nous trouvons le portrait de maître Marteaux (fondateur de l'école Takeda-Ryu Maroto-ha), sauf, bien-sûr, lorsqu'il vient dans un de nos dojos: il ne va pas se saluer lui-même...

Source:
   -Wikipédia
   -Pachurka R., L'enseignement de Takeda-Ryu à Metz, autoédition

Arnaud Cei Saurel