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mardi 22 septembre 2020

Arts martiaux ou sport de combat

 Notre école pratique les arts martiaux Takeda ryu Maroto Ha. Et régulièrement, lorsque nous présentons nos arts ou que nous avons de nouveaux adhérents, la question nous est posée : quelle est la différence entre un sport de combat et un art martial?

Je pourrais répondre avec un très (trop) long développement, pour expliciter cette différence. Mais d'autres l'ont fait de manière bien plus succincte et efficace. Et vu que le geste le plus direct est souvent le meilleur, voici un extrait du Bol et le bâton, 120 contes zen par Maître Taisen Deshimaru (edition Albin Michel, Paris, 2002).

 

 "Saisir l'opportunité

Voici l'histoire de la querelle de l'ouvrier et du judoka.

Le judoka lui fit un étranglement. Par ce waza, dans un combat officiel, l'ouvrier aurait été battu. Mais dans la réalité de la vie, l'ouvrier saisit, en les tordant, les testicules du judoka, qui hurla de douleur. Et, à cet instant, l'ouvrier eu la suprématie du combat. 

En conclusion, nous pouvons dire que dans le domaine sportif, la technique (waza), et l'activité (ki), sont très importantes, alors que dans le véritable budo, l'art de la protection de soi et l'action passive du "saisir" (saisir le moment) sont les éléments essentiels. "

 

Pour le plaisir, je compléterai avec une citation de mémoire de sir Terry Pratchett, dans les petits dieux : quand on tiens fermement les testicules de quelqu'un, son cœur et son esprit ne tardent pas à suivre.  


Laurence Saurel Cei

 

 



vendredi 4 septembre 2020

Foire de Rouen

Cette année, la Normandie fait escale à Tokyo. Nous ne pouvions pas faire autrement que d'y participer. Ainsi, nous serons présents à la foire pour des démonstrations le dimanche 6 septembre de 15h00 à 16h00 et les samedi 12 et dimanche 13 septembre de 15h00 à 15h30.

Au plaisir de vous rencontrer.




samedi 29 août 2020

Lecture d'été : Le chrysanthème et le sabre de Ruth Bénédict

 


        Une étude américaine de la culture japonaise : 

Véritable OVNI de la littérature d'ethnologie, cet ouvrage a été commandé en 1944 et publié en 1946 l'autrice Ruth Bénédict. Ethnologue américaine ne parlant pas japonais, elle a répondu à une commande de l’Office of war information américain. Cet dernier, faisant face à une civilisation paraissant terriblement étrangère à la leur en cette fin de 2eme Guerre Mondiale, avait besoin d'informations.

Il lui commanda donc un rapport, afin de disposer de clefs quant à la meilleure manière de traiter avec les japonais. Leur problématique concernait tant la manière d'imposer la reddition du Japon, que le type de propagande devant être utilisé pour le reste de la population de l'archipel. 

Ne pouvant évidemment se rendre sur place, comme une enquête ethnologique l'exige, Ruth Bénédict travailla avec des ouvrages occidentaux existants, et des entretiens avec des prisonniers de guerre japonais, ainsi que des américains d'origine japonaise, de deuxième génération. 

Malgré ces embûches, cet ouvrage fait date dans la compréhension de la culture japonaise. Longtemps œuvre de référence, il fut aussi très critiqué, notamment par les japonais eux-même. Ils firent remarquer ses failles, et s'en servirent aussi en lecture en creux. Et en effet, pour la lectrice européenne que je suis, cet ouvrage permet aussi de comprendre la culture américaine de l'époque. 

Les points qui font réagir son autrice, le sont par opposition à sa propre culture. De plus, dans un soucis de clarté, elle utilise souvent des comparaisons avec des situations ou des réactions qu'auraient eu ses compatriotes. 

Et c'est d'ailleurs un des atouts de ce livre. Destiné à un public non spécialisé, il explicite précisément et clairement les différents points abordés. Tentant de résoudre des modes d'actions qui paraissent contradictoires à l'observateur occidental, il aborde des sujets variés, comme le concept de Giri (littéralement, la raison droite), le zen, la sexualité et la pudeur, la famille, l'éducation et la guerre dans ses différents chapitres.

Bien sûr, cet ouvrage n'est pas complet, ce que l'autrice reconnait elle-même dans son introduction, invitant ses collègues à compléter son travail, avec des études de terrains dès que faire se peut. Ses sources non plus ne sont pas complètes car les personnes interrogées étaient essentiellement constituées, d'une part de militaires uniquement pour les citoyens japonais, et d'autre part de descendants d'émigrés, nourris de la culture de leur terre d'accueil. 

Il s'agit toutefois d'une bonne porte d'entrée concernant la culture japonaise, mais aussi la culture américaine.

Il est possible (et même conseillé) de compléter ses connaissances avec des ouvrages plus récents.

Référence bibliographique : 

Bénédict R, Le chrysanthème et le sabre , ed Philippe Picquier, 1998


Texte: Laurence Saurel Cei

vendredi 10 juillet 2020

Dans les tong à Louis!

Comme tous les ans, club d'arts-martiaux traditionnel sottevillais est présent à l'opération " un été au Stade". C'est avec un immense plaisir que nous vous accueillerons pour vous faire connaitre nos activités et partager notre passion.

Nous serons présents dans l'arène du stade Jean Adret pour des cours d'initiations aux arts martiaux tous les vendredi de 17h à 18h. Nous pratiquerons plus particulièrement les armes (Kenjutsu, Iaïdo, Jodo) mais aussi les katas seuls de boxe asiatique (Ju-Kempo).

Cette activité sera faite en conformité avec les règles sanitaires en vigueur. Il vous est aimablement demandé de venir avec votre propre masque. Pour le reste, on s'en charge.

Arnaud Cei Saurel

mardi 19 mai 2020

Ce week-end s'était Keïko!

Crie de ralliement d'un haut gradé de notre école (merci Frédéric), le keïko est un entrainement. Quelle ne fut pas notre joie de pouvoir reprendre nos entrainements, de façon adaptée bien-sûr, au sein du stade Jean ADRET samedi dernier! Plaisir visiblement partagé.


Ainsi, les techniques de Ju-kempo (techniques de frappe pied-poing), de Jodo (bâton moyen) et bien sûr de Iaïdo (sabre) ont été au programme avec une étude plus particulière du Kata proposé à notre étude par maître Maroteau et mis en ligne plus tôt sur ce blog.
Les entrainements aurons vocation à ce reproduire sous cette forme jusqu'au lancement espéré de l'opération un été au stade!

Arnaud Cei Saurel

dimanche 10 mai 2020

Les arts-martiaux vs la self-défense (conclusion)

   Au final, quelle que soit votre activité, l'important est de savoir ce que l'on fait. Être sincère dans sa pratique est aussi important que la sincérité de l'enseignant.
   Si vous faites du sport, tant mieux. C'est bon pour la santé, la coordination, donne un but concret dans lequel canaliser son énergie. Si c'est la philosophie qui vous attire, tant mieux aussi. Cela permet de diminuer le stress, de mettre en œuvre des mouvements non traumatisants améliorant votre santé sous une autre forme. Si c'est votre défense personnelle qui vous préoccupe et que vous n'avez pas beaucoup de temps à consacrer, alors c'est la self-défense qui vous faut. Enfin, si c'est connaitre votre corps, l'utiliser à son plein potentiel et que vous n'êtes pas pressés par le temps, c'est vers les arts-martiaux qu'il vous faut vous tourner.
   Le pire dans cette histoire, c'est que toutes ces querelles de clocher ne sont motivées que par des considérations d'égo et pécuniaires. Il y a de la place pour chaque pratique, car tout le monde ne peut pas tout faire... Le tout reste d'être encore et toujours sincère avec sa pratique.

Arnaud Cei Saurel

vendredi 8 mai 2020

Le retour du kata de confinement

Un haut gardé de notre école nous a fait le plaisir d'aiguiser notre curiosité avec un Kata "simplement" assis banc?
Visible ici
Bon courage à tous

Vidéo: MUSASHISAGA
Texte: Arnaud Cei Saurel