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dimanche 1 novembre 2020

Retour sur la foire

 Il semble bien loin le temps où nous avons pu faire des démonstrations lors de la foire de Rouen, dédiée cette année à la ville de Tokyo!

Nous avons bien sûr profité des exposants. Dans un premier temps l'accueil par une armure de samouraï n'a pu que nous ravir!

 Puis, nous avons été impressionnés par les constructions en lego représentant la ville de Tokyo et le Japon dans toutes sa diversité! Et nous n'avons pas été les seuls!


Enfin, nous avons parcouru l'exposition sur le Japon et Tokyo en elle-même profitant des espaces colorés comme des espaces zens.



Mais nous étions surtout là, à l'invitation de Normandie Bien Être, pour une démonstration de nos arts-martiaux classiques Japonais. Ainsi, nous avons donné un aperçu de nos savoirs lors de 4 démonstrations. Chaque fois nous avons montré une part des techniques en Iaïdo (art de tuer en dégainant), de Kenjutsu (escrime japonaise), de Jodo (bâton de marche) et de défense à mains nues contre adversaire armé ou non.

Expression de Iaïdo

Techniques de Kenjutsu

Expression de Jodo

Défense contre armes

Texte: Arnaud Cei Saurel

Photo: CATS

dimanche 11 octobre 2020

L'armure du Samouraï

 

L’armure se distingue par un (do) plastron constitué de lamelles en couches superposées de cuir ou de métal fixées entre elles par un laçage de soie. 


Le(kabuto) casque fait de pièces métalliques rivetées, il est muni d’une visière (shikoro) à l’arrière qui est un couvre-nuque très évasé. Le kabuto est surmonté d’un motif héraldique ou décoratif souvent en papier mâché et laqué permettant d’être vu pendant les combats.

 Le masque (menpo) est une mentonnière en fer. Elle est grimaçante, parfois accompagnée d’une moustache en crin de cheval.


 

Le yodarekake est un protège gorge ; le nodawa pour le cou ; les (sode) épaulières font offices de boucliers et peuvent se rabattent sur le dos (pour les archers).

La jupe (kusazuri) protège les hanches et les cuisses. Elle est composée de plusieurs pans. Les cuissards (haedate), les jambières (suneate), les chaussons de cuir (kyahan), les protections des mains et des avant-bras (yugake) complètent la tenue du guerrier.

A l’instauration du shogunat d’EDO, une ère de stabilité, en réduit la demande. L’armure devient un symbole de statut social. Elle trône dans la salle d’audience des shoguns.


 

Texte: Éric Mare

Photo: Arnaud Cei Saurel 

mercredi 30 septembre 2020

Pratiquer au temps des restrictions

 Faire des arts martiaux, c'est s'adapter. Ne pouvant plus bénéficier du confort des dojos, notre club a su s'adapter et propose de cours en vidéo conférence en semaine et en extérieur (au stade Jean Adret) les week-end!

Adapter les démonstrations aux contraintes des caméras

La correction des erreurs fait toujours partie des cours

Jongler avec les écran fait maintenant partie des cours
 

Ainsi, les cours de sabre se sont poursuivis depuis le salon de chaque pratiquant et les cours de self-défense se sont concentrés sur les esquives et techniques de frappes afin de respecter les règles de distanciation sociale et d'éviter les contacts.


Texte et photo: Arnaud Cei Saurel

mardi 22 septembre 2020

Arts martiaux ou sport de combat

 Notre école pratique les arts martiaux Takeda ryu Maroto Ha. Et régulièrement, lorsque nous présentons nos arts ou que nous avons de nouveaux adhérents, la question nous est posée : quelle est la différence entre un sport de combat et un art martial?

Je pourrais répondre avec un très (trop) long développement, pour expliciter cette différence. Mais d'autres l'ont fait de manière bien plus succincte et efficace. Et vu que le geste le plus direct est souvent le meilleur, voici un extrait du Bol et le bâton, 120 contes zen par Maître Taisen Deshimaru (edition Albin Michel, Paris, 2002).

 

 "Saisir l'opportunité

Voici l'histoire de la querelle de l'ouvrier et du judoka.

Le judoka lui fit un étranglement. Par ce waza, dans un combat officiel, l'ouvrier aurait été battu. Mais dans la réalité de la vie, l'ouvrier saisit, en les tordant, les testicules du judoka, qui hurla de douleur. Et, à cet instant, l'ouvrier eu la suprématie du combat. 

En conclusion, nous pouvons dire que dans le domaine sportif, la technique (waza), et l'activité (ki), sont très importantes, alors que dans le véritable budo, l'art de la protection de soi et l'action passive du "saisir" (saisir le moment) sont les éléments essentiels. "

 

Pour le plaisir, je compléterai avec une citation de mémoire de sir Terry Pratchett, dans les petits dieux : quand on tiens fermement les testicules de quelqu'un, son cœur et son esprit ne tardent pas à suivre.  


Laurence Saurel Cei

 

 



vendredi 4 septembre 2020

Foire de Rouen

Cette année, la Normandie fait escale à Tokyo. Nous ne pouvions pas faire autrement que d'y participer. Ainsi, nous serons présents à la foire pour des démonstrations le dimanche 6 septembre de 15h00 à 16h00 et les samedi 12 et dimanche 13 septembre de 15h00 à 15h30.

Au plaisir de vous rencontrer.




samedi 29 août 2020

Lecture d'été : Le chrysanthème et le sabre de Ruth Bénédict

 


        Une étude américaine de la culture japonaise : 

Véritable OVNI de la littérature d'ethnologie, cet ouvrage a été commandé en 1944 et publié en 1946 l'autrice Ruth Bénédict. Ethnologue américaine ne parlant pas japonais, elle a répondu à une commande de l’Office of war information américain. Cet dernier, faisant face à une civilisation paraissant terriblement étrangère à la leur en cette fin de 2eme Guerre Mondiale, avait besoin d'informations.

Il lui commanda donc un rapport, afin de disposer de clefs quant à la meilleure manière de traiter avec les japonais. Leur problématique concernait tant la manière d'imposer la reddition du Japon, que le type de propagande devant être utilisé pour le reste de la population de l'archipel. 

Ne pouvant évidemment se rendre sur place, comme une enquête ethnologique l'exige, Ruth Bénédict travailla avec des ouvrages occidentaux existants, et des entretiens avec des prisonniers de guerre japonais, ainsi que des américains d'origine japonaise, de deuxième génération. 

Malgré ces embûches, cet ouvrage fait date dans la compréhension de la culture japonaise. Longtemps œuvre de référence, il fut aussi très critiqué, notamment par les japonais eux-même. Ils firent remarquer ses failles, et s'en servirent aussi en lecture en creux. Et en effet, pour la lectrice européenne que je suis, cet ouvrage permet aussi de comprendre la culture américaine de l'époque. 

Les points qui font réagir son autrice, le sont par opposition à sa propre culture. De plus, dans un soucis de clarté, elle utilise souvent des comparaisons avec des situations ou des réactions qu'auraient eu ses compatriotes. 

Et c'est d'ailleurs un des atouts de ce livre. Destiné à un public non spécialisé, il explicite précisément et clairement les différents points abordés. Tentant de résoudre des modes d'actions qui paraissent contradictoires à l'observateur occidental, il aborde des sujets variés, comme le concept de Giri (littéralement, la raison droite), le zen, la sexualité et la pudeur, la famille, l'éducation et la guerre dans ses différents chapitres.

Bien sûr, cet ouvrage n'est pas complet, ce que l'autrice reconnait elle-même dans son introduction, invitant ses collègues à compléter son travail, avec des études de terrains dès que faire se peut. Ses sources non plus ne sont pas complètes car les personnes interrogées étaient essentiellement constituées, d'une part de militaires uniquement pour les citoyens japonais, et d'autre part de descendants d'émigrés, nourris de la culture de leur terre d'accueil. 

Il s'agit toutefois d'une bonne porte d'entrée concernant la culture japonaise, mais aussi la culture américaine.

Il est possible (et même conseillé) de compléter ses connaissances avec des ouvrages plus récents.

Référence bibliographique : 

Bénédict R, Le chrysanthème et le sabre , ed Philippe Picquier, 1998


Texte: Laurence Saurel Cei

vendredi 10 juillet 2020

Dans les tong à Louis!

Comme tous les ans, club d'arts-martiaux traditionnel sottevillais est présent à l'opération " un été au Stade". C'est avec un immense plaisir que nous vous accueillerons pour vous faire connaitre nos activités et partager notre passion.

Nous serons présents dans l'arène du stade Jean Adret pour des cours d'initiations aux arts martiaux tous les vendredi de 17h à 18h. Nous pratiquerons plus particulièrement les armes (Kenjutsu, Iaïdo, Jodo) mais aussi les katas seuls de boxe asiatique (Ju-Kempo).

Cette activité sera faite en conformité avec les règles sanitaires en vigueur. Il vous est aimablement demandé de venir avec votre propre masque. Pour le reste, on s'en charge.

Arnaud Cei Saurel