L’armure se distingue par un
(do) plastron constitué de lamelles en couches superposées de cuir ou de métal
fixées entre elles par un laçage de soie.
Le(kabuto) casque fait de
pièces métalliques rivetées, il est muni d’une visière (shikoro) à l’arrière qui
est un couvre-nuque très évasé. Le kabuto est surmonté d’un motif héraldique ou
décoratif souvent en papier mâché et laqué permettant d’être vu pendant les
combats.
Le masque (menpo) est une mentonnière
en fer. Elle est grimaçante, parfois accompagnée d’une moustache en crin de
cheval.
Le yodarekake est un protège
gorge ; le nodawa pour le cou ; les (sode) épaulières font offices de
boucliers et peuvent se rabattent sur le dos (pour les archers).
La jupe (kusazuri) protège les
hanches et les cuisses. Elle est composée de plusieurs pans. Les cuissards
(haedate), les jambières (suneate), les chaussons de cuir (kyahan), les
protections des mains et des avant-bras (yugake) complètent la tenue du
guerrier.
A l’instauration du shogunat
d’EDO, une ère de stabilité, en réduit la demande. L’armure devient un symbole
de statut social. Elle trône dans la salle d’audience des shoguns.
Texte: Éric Mare
Photo: Arnaud Cei Saurel