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vendredi 10 juillet 2020

Dans les tong à Louis!

Comme tous les ans, club d'arts-martiaux traditionnel sottevillais est présent à l'opération " un été au Stade". C'est avec un immense plaisir que nous vous accueillerons pour vous faire connaitre nos activités et partager notre passion.

Nous serons présents dans l'arène du stade Jean Adret pour des cours d'initiations aux arts martiaux tous les vendredi de 17h à 18h. Nous pratiquerons plus particulièrement les armes (Kenjutsu, Iaïdo, Jodo) mais aussi les katas seuls de boxe asiatique (Ju-Kempo).

Cette activité sera faite en conformité avec les règles sanitaires en vigueur. Il vous est aimablement demandé de venir avec votre propre masque. Pour le reste, on s'en charge.

Arnaud Cei Saurel

mardi 19 mai 2020

Ce week-end s'était Keïko!

Crie de ralliement d'un haut gradé de notre école (merci Frédéric), le keïko est un entrainement. Quelle ne fut pas notre joie de pouvoir reprendre nos entrainements, de façon adaptée bien-sûr, au sein du stade Jean ADRET samedi dernier! Plaisir visiblement partagé.


Ainsi, les techniques de Ju-kempo (techniques de frappe pied-poing), de Jodo (bâton moyen) et bien sûr de Iaïdo (sabre) ont été au programme avec une étude plus particulière du Kata proposé à notre étude par maître Maroteau et mis en ligne plus tôt sur ce blog.
Les entrainements aurons vocation à ce reproduire sous cette forme jusqu'au lancement espéré de l'opération un été au stade!

Arnaud Cei Saurel

dimanche 10 mai 2020

Les arts-martiaux vs la self-défense (conclusion)

   Au final, quelle que soit votre activité, l'important est de savoir ce que l'on fait. Être sincère dans sa pratique est aussi important que la sincérité de l'enseignant.
   Si vous faites du sport, tant mieux. C'est bon pour la santé, la coordination, donne un but concret dans lequel canaliser son énergie. Si c'est la philosophie qui vous attire, tant mieux aussi. Cela permet de diminuer le stress, de mettre en œuvre des mouvements non traumatisants améliorant votre santé sous une autre forme. Si c'est votre défense personnelle qui vous préoccupe et que vous n'avez pas beaucoup de temps à consacrer, alors c'est la self-défense qui vous faut. Enfin, si c'est connaitre votre corps, l'utiliser à son plein potentiel et que vous n'êtes pas pressés par le temps, c'est vers les arts-martiaux qu'il vous faut vous tourner.
   Le pire dans cette histoire, c'est que toutes ces querelles de clocher ne sont motivées que par des considérations d'égo et pécuniaires. Il y a de la place pour chaque pratique, car tout le monde ne peut pas tout faire... Le tout reste d'être encore et toujours sincère avec sa pratique.

Arnaud Cei Saurel

vendredi 8 mai 2020

Le retour du kata de confinement

Un haut gardé de notre école nous a fait le plaisir d'aiguiser notre curiosité avec un Kata "simplement" assis banc?
Visible ici
Bon courage à tous

Vidéo: MUSASHISAGA
Texte: Arnaud Cei Saurel

dimanche 3 mai 2020

Un KATA de sabre en temps de confinement

Nos arts-martiaux, étant des arts-martiaux issus des champs de bataille médiévaux japonnais, nécessitent beaucoup d'espaces. Ce qui n'est guère compatible avec un travail dans les intérieurs des maisons modernes. C'est pourquoi, maître MAROTEAUX a décidé de créer un kata de iaïdo sur place qu'il a livré à notre étude.


Dès la réouverture du club, il fera partie du programme des cours. En attendant, pour les plus courageux d'entre nous, bonne étude.

Vidéo: Maître Roland MAROTEAUX (9ème DAN Hanshi)

Texte: Arnaud Cei Saurel

samedi 25 avril 2020

Les arts-martiaux


L'efficacité des arts-martiaux est souvent remise en cause, soit par des combattants professionnels, soit par des médias, soit encore, par les tenants de la self-défenses ou nouvelles techniques de combat qui arguent du fait qu'ils sont dépassés voire obsolètes.

Pour savoir si les arts-martiaux sont efficaces, il faut savoir en quoi ils consistent. Les arts-martiaux sont, au départ, une codification de l'enseignement militaire. Pour les arts-martiaux japonais, il s'agit de connaissances claniques qui sont devenues au fil des histoires familiales et des successions, les écoles ou ryu-ha que l'on connait. Ce besoin de perpétuer les techniques de combats à l'intérieur du clan en les améliorant au fil des (très) nombreuses guerres ou combats s'est transformé au gré d'une paix durable. Puis, avec la sophistication et le polissage des guerriers (avec les religions monothéistes en Europe et le bouddhisme zen au Japon), l'aspect purement pratique a été supplanté par un besoin d'éducation de ces derniers. Ainsi, l'enseignement a muté et a dépassé le strict cadre guerrier. Ce ne sont plus des lots de techniques et stratégies efficaces qui sont enseignés mais des principes qui permettent de faire face à de nouvelles situations et nouvelles formes de conflits en temps de paix. Une formation complète du corps mêlant des mouvements techniques avec une connaissance de soi qui permet d'optimiser son potentiel.

Alors en quoi ne serait-ce pas efficace? Les arts-martiaux ont muté et mutent encore. Pourquoi? Pour la bonne et simple raison que c'est une activité humaine et que c'est le reflet des besoins humains. Ainsi, les arts-martiaux en FRANCE ont mutés majoritairement soit vers la compétition soit vers une activité plus philosophique. Ainsi, les tenants du réalisme et de l'efficacité sont beaucoup moins visibles par rapport à l'offre sportive et/ou philosophique. Sous le vocable arts-martiaux, nous trouvons des réalités extrêmement différentes. La première et la plus répandue est l'approche sportive. Cette dernière crée des règles pour restreindre les dangers d'un combat et pour classer les pratiquants au travers de compétitions accessibles aux néophytes. La deuxième, qui vient en contrepoint, est l'approche philosophique ou l'intention est plus importante que la réalité de l'action au point que le partenaire doit participer activement à la technique pour que son exécution soit la plus harmonieuse possible.

Sont-ce encore des arts-martiaux? Les arts-martiaux, dans leur essence, restent une formation guerrière, pour apprendre à neutraliser un ennemis. Que cette discipline du corps conduise à avoir un autre regard sur son environnement et une meilleure maitrise de son corps est une conséquence, un cadeau bonus.

dimanche 19 avril 2020

La self-defense (MAJ)

Dans beaucoup de littératures et magazines, on nous présente la self-défense comme étant la réponse à la codification extrême des arts-martiaux (à la rigidité ou à la sclérose pour les plus virulents). Il s'agirait d'un entrainement plus réaliste afin de faire face aux agressions.

Dans un sens, c'est vrai! La self-défense est une approche pragmatique. C'est un ensemble de techniques issues des arts-martiaux (Hé oui 😄) mis en pratique dans un environnement expurgé des attributs traditionnels des arts-martiaux (kimono, dojo avec tatamis, etc...).

Donc qu'est-ce que la self-défense?
Le but de cette dernière est de transmettre un certain nombre de techniques afin qu'un agressé ait une chance de pouvoir s'en sortir. Ce sont des techniques développées par les arts-martiaux (orientaux ou non) sans l'éducation et les concepts qui vont derrières. C'est une formation militaire avec des techniques éprouvées et mises au goût du jour.

Ne nous trompons donc pas, la self-défense est une formation pratique visant à connaître un certain nombre (limité) de techniques afin de faire face à un nombre (lui aussi limité) d'attaque par un ou plusieurs individus en cas d'agression.

Pourquoi donc opposer les arts-martiaux à la self-défense?
Je pencherais pour une raison marketing.  En effet, pendant longtemps, si on voulais apprendre à se défendre, la (seule) réponse était les arts-martiaux. Or, ces derniers ont muté, soit vers une tendance sportive, soit vers une tendance plus philosophique. Les arts-martiaux plus classiques ont peu à peu disparu du devant de la scène. La self-défense est donc venu combler ce vide tout en modernisant, au passage, le message publicitaire et la façon de présenter le produit avec le succès que l'on connait aujourd'hui!

Alors, que sont les arts-martiaux?

Arnaud Cei Saurel